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	<title>Commentaires sur : Ben Bernanke et Jean-Claude Trichet abattent leurs cartes</title>
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	<pubDate>Thu, 04 Dec 2008 21:54:15 +0000</pubDate>
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		<title>Par : André Serra</title>
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		<dc:creator>André Serra</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jun 2008 04:55:26 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour monsieur,

	Tout d'abord, je vous remercie de votre aimable appréciation qui m'encourage à continuer d'écrire le résultat de mes analyses et mes réflexions pour en faire profiter le plus de personnes possibles.

	Je n'ai pas relu mon article, qui est peut-être un peu ténébreux, mais je puis vous donner la clef du paradoxe que vous soulignez.

	Depuis Bretton Wood, et surtout depuis l'arrivée au pouvoir de la dynastie Bush, les É-U se sont mis en mesure de se ruiner : épargne nulle de la population, baisses d'impôts pour les entreprises et financement des guerres du Moyen-Orient, d'où déficit du budget de l'État empirant d'année en année qui sera, en 2008, de l'ordre de 30%, délocalisations industrielles dans les économies émergentes (près de 40% du potentiel industriel du pays), d'où diminution des exportations et augmentation des importations, et bien sûr augmentation du déficit commercial extérieur qui s'ajoute à celui de l'État fédéral, mais aussi à ceux des 50 États de l'Union, dont on parle rarement.

	Pour couvrir ces déficits qui s'ajoutent les uns aux autres d'année en année [total équivalent actuellement à environ trois années de Produit national brut !], un taux d'intérêt élevé servi par la FED a permis de faire entrer au pays chaque année à peu près l'équivalent des déficits annuels via la bourse et des opérations d'achat d'actifs étasuniens (entreprises).

	Mais, patatras, en 2001 bulle des technologies, crise nécessitant une baisse drastique des taux pour relancer la machine, ce taux baissant jusqu'à 1% vers 2002 [je vous réponds de tête sans consulter mes notes]. La machine repart via l'immobilier, mais l'arrivée des capitaux étrangers commencent à ralentir, et les déficits s'accélèrent, les importations en provenance des pays émergents s'accélérant aussi de leur côté. De telle sorte que la FED remonte progressivement ses taux jusqu'à 5,25% pour conjurer ces nouveaux dangers.

	Et alors, nouveau patatras, crise de l'immobilier à subprimes, car les nouveaux propriétaires ne peuvent plus payer leurs échéances à cause de cette hausse des taux - je simplifie.

	Retour à un taux de 2% pour éviter la récession, et gaspillage par la FED d'environ 300 milliards de dollars pour sauver le secteur financier en déroute. Il est à noter que cet argent provient en totalité de la planche à billets, car il n'existe pas dans les réserves du pays, et pèsera par conséquent sur la valeur du dollar.

	Mais cette fois, les É-U sont totalement immobilisés entre deux dangers extrêmes, car l'inflation se met à s'accélérer avec la hausse des matières premières et notamment celle du pétrole, et sont en conséquence, d'une part menacés par une inflation forte,  s'ils ne remontent pas les taux pour y faire face [d'où une baisse de la consommation et de l'investissement], et d'autre part, par une récession dramatique s'ils ne peuvent continuer à baisser les taux [pour stopper la récession en relançant la consommation]. C'est là un nœud gordien dans tout le sens du terme. Les É-U sont dans une position cataleptique.

	Conclusion : Les États-Unis se sont tout simplement ruinés en raison de leurs courtes vues et sont totalement responsables de ce qui leur arrive. Mais je n'ai pas voulu le dire aussi nettement dans mon article, car personne ne le dira avant que leur banqueroute pure et simple n'intervienne, avec un euro à 200$, avant la fin de 2009. Elle se traduira par la disparition du rôle du dollar en tant que monnaie de réserve et de transaction internationale, et entrainera ipso facto la perte de l'hégémonie mondiale des États-Unis. 

	J'espère avoir été un peu plus clair, mais n'hésitez pas à me questionner à nouveau si vous en avez envie. Cela me fera plaisir de vous répondre. Mais je ne suis tout de même pas un "je sais tout".

	Bien à vous.

André Serra</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour monsieur,</p>
<p>	Tout d&#8217;abord, je vous remercie de votre aimable appréciation qui m&#8217;encourage à continuer d&#8217;écrire le résultat de mes analyses et mes réflexions pour en faire profiter le plus de personnes possibles.</p>
<p>	Je n&#8217;ai pas relu mon article, qui est peut-être un peu ténébreux, mais je puis vous donner la clef du paradoxe que vous soulignez.</p>
<p>	Depuis Bretton Wood, et surtout depuis l&#8217;arrivée au pouvoir de la dynastie Bush, les É-U se sont mis en mesure de se ruiner : épargne nulle de la population, baisses d&#8217;impôts pour les entreprises et financement des guerres du Moyen-Orient, d&#8217;où déficit du budget de l&#8217;État empirant d&#8217;année en année qui sera, en 2008, de l&#8217;ordre de 30%, délocalisations industrielles dans les économies émergentes (près de 40% du potentiel industriel du pays), d&#8217;où diminution des exportations et augmentation des importations, et bien sûr augmentation du déficit commercial extérieur qui s&#8217;ajoute à celui de l&#8217;État fédéral, mais aussi à ceux des 50 États de l&#8217;Union, dont on parle rarement.</p>
<p>	Pour couvrir ces déficits qui s&#8217;ajoutent les uns aux autres d&#8217;année en année [total équivalent actuellement à environ trois années de Produit national brut !], un taux d&#8217;intérêt élevé servi par la FED a permis de faire entrer au pays chaque année à peu près l&#8217;équivalent des déficits annuels via la bourse et des opérations d&#8217;achat d&#8217;actifs étasuniens (entreprises).</p>
<p>	Mais, patatras, en 2001 bulle des technologies, crise nécessitant une baisse drastique des taux pour relancer la machine, ce taux baissant jusqu&#8217;à 1% vers 2002 [je vous réponds de tête sans consulter mes notes]. La machine repart via l&#8217;immobilier, mais l&#8217;arrivée des capitaux étrangers commencent à ralentir, et les déficits s&#8217;accélèrent, les importations en provenance des pays émergents s&#8217;accélérant aussi de leur côté. De telle sorte que la FED remonte progressivement ses taux jusqu&#8217;à 5,25% pour conjurer ces nouveaux dangers.</p>
<p>	Et alors, nouveau patatras, crise de l&#8217;immobilier à subprimes, car les nouveaux propriétaires ne peuvent plus payer leurs échéances à cause de cette hausse des taux - je simplifie.</p>
<p>	Retour à un taux de 2% pour éviter la récession, et gaspillage par la FED d&#8217;environ 300 milliards de dollars pour sauver le secteur financier en déroute. Il est à noter que cet argent provient en totalité de la planche à billets, car il n&#8217;existe pas dans les réserves du pays, et pèsera par conséquent sur la valeur du dollar.</p>
<p>	Mais cette fois, les É-U sont totalement immobilisés entre deux dangers extrêmes, car l&#8217;inflation se met à s&#8217;accélérer avec la hausse des matières premières et notamment celle du pétrole, et sont en conséquence, d&#8217;une part menacés par une inflation forte,  s&#8217;ils ne remontent pas les taux pour y faire face [d'où une baisse de la consommation et de l'investissement], et d&#8217;autre part, par une récession dramatique s&#8217;ils ne peuvent continuer à baisser les taux [pour stopper la récession en relançant la consommation]. C&#8217;est là un nœud gordien dans tout le sens du terme. Les É-U sont dans une position cataleptique.</p>
<p>	Conclusion : Les États-Unis se sont tout simplement ruinés en raison de leurs courtes vues et sont totalement responsables de ce qui leur arrive. Mais je n&#8217;ai pas voulu le dire aussi nettement dans mon article, car personne ne le dira avant que leur banqueroute pure et simple n&#8217;intervienne, avec un euro à 200$, avant la fin de 2009. Elle se traduira par la disparition du rôle du dollar en tant que monnaie de réserve et de transaction internationale, et entrainera ipso facto la perte de l&#8217;hégémonie mondiale des États-Unis. </p>
<p>	J&#8217;espère avoir été un peu plus clair, mais n&#8217;hésitez pas à me questionner à nouveau si vous en avez envie. Cela me fera plaisir de vous répondre. Mais je ne suis tout de même pas un &#8220;je sais tout&#8221;.</p>
<p>	Bien à vous.</p>
<p>André Serra</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : guillaume</title>
		<link>http://andreserra.blogauteurs.net/blog/2008/06/09/ben-bernanke-et-jean-claude-trichet-abattent-leurs-cartes/#comment-200</link>
		<dc:creator>guillaume</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 14:53:03 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://andreserra.blogauteurs.net/blog/?p=55#comment-200</guid>
		<description>Monsieur,
Merci de vos intéressants et riches développements dans votre site.
Je relève cependant dans cet article ce qui m'apparaït coùmme un paradoxe et souhaiterais votre réaction à ce propos.( Pardonnez au néophyte que je suis une éventuelle incompréhension) :
D'un côté vous attribuez aux taux d'intérêts étatsuniens, traditionellement plus faibles qu'ailleurs, la croissance et la compétitivité économique des USA depuis Bretton Woods (plus grande facilité pour emprunter et se développer pour les industriels américains). Mais d'un autre vous suggérez que ce pays a intérêt à relever ses taux, pour se mettre éventuellement au niveau de la zone euro, et vous énumérez les avantages d'une telle hausse : attirer des capitaux étrangers pour renflouer la dette essentiellement). 

Cela signifie donc un abnadon de la première option (au moins provisoire) et donc un renoncement aux facilités de crédit pour l'industrie US. 
Je relève donc un risque évident pour la croissance US de long terme d'une part et d'autre part le fait que ces politiques monétaires apparaîssent comme essentiellment pragmatiques ou opportunistes et nullement fixistes.

Merci de nous éclairer.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur,<br />
Merci de vos intéressants et riches développements dans votre site.<br />
Je relève cependant dans cet article ce qui m&#8217;apparaït coùmme un paradoxe et souhaiterais votre réaction à ce propos.( Pardonnez au néophyte que je suis une éventuelle incompréhension) :<br />
D&#8217;un côté vous attribuez aux taux d&#8217;intérêts étatsuniens, traditionellement plus faibles qu&#8217;ailleurs, la croissance et la compétitivité économique des USA depuis Bretton Woods (plus grande facilité pour emprunter et se développer pour les industriels américains). Mais d&#8217;un autre vous suggérez que ce pays a intérêt à relever ses taux, pour se mettre éventuellement au niveau de la zone euro, et vous énumérez les avantages d&#8217;une telle hausse : attirer des capitaux étrangers pour renflouer la dette essentiellement). </p>
<p>Cela signifie donc un abnadon de la première option (au moins provisoire) et donc un renoncement aux facilités de crédit pour l&#8217;industrie US.<br />
Je relève donc un risque évident pour la croissance US de long terme d&#8217;une part et d&#8217;autre part le fait que ces politiques monétaires apparaîssent comme essentiellment pragmatiques ou opportunistes et nullement fixistes.</p>
<p>Merci de nous éclairer.</p>
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	<item>
		<title>Par : André Serra » Ben Bernanke et Jean-Claude Trichet abattent leurs cartes</title>
		<link>http://andreserra.blogauteurs.net/blog/2008/06/09/ben-bernanke-et-jean-claude-trichet-abattent-leurs-cartes/#comment-189</link>
		<dc:creator>André Serra » Ben Bernanke et Jean-Claude Trichet abattent leurs cartes</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2008 02:39:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://andreserra.blogauteurs.net/blog/?p=55#comment-189</guid>
		<description>[...] &#171;&#160;Ben Bernanke et Jean-Claude Trichet abattent leurs cartes       10 06 2008 [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] &laquo;&nbsp;Ben Bernanke et Jean-Claude Trichet abattent leurs cartes       10 06 2008 [...]</p>
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