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Extrémisme : terrorisme ou résistance [fin]
Publié par André Serra dans Géopolitique, Opinion, Politique, Religion, Réflexion, tags: guerre, histoire, islamisme, moyen-orient, résistance, violence[dernière partie d'un article qui en comprend trois ]
Une parabole ou la réalité ?
Alors, si l’on tient compte de ces conditions historiques, peut-on persister à affirmer que ces comportements violents sont ceux de terroristes, ou au contraire les attribuer plus logiquement à des résistants combattant une opiniâtre oppression séculaire ?
Je vais répondre à cette question de manière indirecte, mais analogique.
Pendant la guerre, de 1940 à 1945, je vivais en France avec mes parents. Après la défaite de 1940, et jusqu’à notre libération, nous avons donc vécu sous l’occupation de l’armée allemande. Bien qu’encore très jeune, de 10 à 15 ans, j’ai pu observer deux phénomènes. D’abord un retour de la population dans les églises, pourtant fort désertées avant la guerre. Sous la frustration que constituait l’occupation militaire, même si elle ne se manifestait que rarement de façon violente, une solidarité nationale s’était resserrée autour de ce qui nous restait d’identité : la religion. Même beaucoup de ceux qui bouffaient du curé avant la guerre, ne rataient plus la messe du dimanche. Et je me souviens de messes de minuit, à Noël, qui remplissaient les églises à craquer, malgré un froid intense et un chauffage absent faute de combustible. Pourtant, après que la France se soit vidée des troupes allemandes en 1945, les églises se vidèrent également, et retrouvèrent leur faible clientèle d’avant la guerre.
Le second phénomène, ce fut la formation de groupes de résistants, ça et là , qui se mirent à harceler l’ennemi de toutes les manières possibles. Ils faisaient sauter les voies ferrées, les trains, les ponts. Ils minaient aussi les routes, coupaient les poteaux électriques et les lignes qui desservaient les casernes et les installations allemandes.
Savez-vous comment les Allemands appelaient ces résistants français ? Et bien ils les appelaient des terroristes, et les fusillaient lorsqu’ils mettaient la main dessus.
Ce n’est pas là une parabole. C’est la stricte vérité. Mais beaucoup l’ont oublié… ou sont morts !
Ce que j’en conclus ? Et bien que les Arabes que l’on appelle terroristes sont tout simplement des résistants, et que, si on foutait définitivement la paix à ces nations-là , en les considérant comme on considère n’importe quelle autre nation sur la planète, et en en faisant surtout partir troupes et proconsuls, il n’y aurait probablement plus, très rapidement, de terroristes islamistes. Et l’Islam lui-même perdrait progressivement dans le même temps ses clients les plus intégristes, comme c’est arrivé à la chrétienté au cours du siècle dernier.
Finalement, quand on apprend l’histoire et qu’on sait en tirer des leçons, on devient plus sage et moins con.



































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Je trouve cette vision des choses très intéressante. Je me souviens avoir compris la même chose en lisant dans Courrier International un article sur une jeune kamikaze originaire de Tchétchénie. Lorsque le journaliste lui a demandé pourquoi elle était prête à tuer des innocents en Russie elle lui a répondu qu’ici des innocents meurent tous les jours dans l’indifférence la plus totale et que les citoyens russes par leur indifférence étaient responsables des crimes perpétrés par leur armé.
Pour devenir moins con pour moi il ne suffit pas d’apprendre l’histoire, il ne suffit pas de regarder la réalité en face, il ne suffit pas non plus de s’ouvrir au monde il faut surtout ne pas avoir peur. Malheureusement c’est bien trop souvent la peur qui guide nos pensées et nos réflexions.
Cordialement,
Théodore
Votre logique me plaît. Continuez d’écrire, on aimera vous lire et on aimera vous entendre…
Votre intelligence sait aller non seulement au fond des choses et au coeur des problématiques mais inspire aussi des pistes d’avenir pour un “meilleur” tellement souhaité!